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19.01.2008
Violences conjugales...
Al Ahram n°696, du 7 au 13 janvier 2008
Le Centre Al-Nadim, une ONG qui lutte contre la violence, élabore un projet de loi sanctionnant la brutalité contre les femmes au sein de la famille. Une mesure qui semble être diffhttp://www.blogspirit.com/admin/blog/post.php
blogSpiriticile à appliquer dans une société machiste.
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Un phénomène qui a suscité l’intérêt de plusieurs ONG depuis les années 1990 et qui semble être amplifié par la culture de toute une société qui le justifie par des arguments en soutenant le comportement violent du sexe fort. Une société, qui même si elle éprouve de la compassion à l’égard de la femme, lui demande de supporter les actes de violence du sexe fort. Question de préserver l’unité de la famille et la stabilité du foyer. Et en 1995, le Centre Al-Nadim et celui des études de la femme ont révélé que sur un échantillon de 15 000 femmes, 43 % d’entre elles ont été victimes de violence au sein de leurs familles. Et jusqu’à présent, des témoignages de femmes, en plus d’un sondage effectué par le Centre Al-Nadim sur environ 250 femmes au Caire, prouvent que la plupart de ces femmes ont subi différentes sortes de violences au sein de leurs familles.
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Des coups, des humiliations, de l’inceste, de la torture ou des hommes qui forcent leurs femmes à faire l’amour. Différentes formes de violences contre l’épouse, la fille, y compris les femmes de ménage, sont abordées par le projet de loi. Et les sanctions sont prononcées suivant la gravité du délit : Elles prévoient de remettre l’homme à un centre de formation où il serait initié à de nouvelles normes dans ses relations au sein de la famille. En cas de récidive, il est obligé de s’impliquer dans un service social où il doit acquérir plus de sens humain. En dernier recours, c’est la condamnation à une amende ou à la prison.
Un projet qui semble, selon beaucoup de spécialistes, difficile à appliquer dans une société de nature conservatrice, qui a ses traditions bien ancrées et ses problèmes.
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Dr Ahmad Abdallah, psychiatre, réplique : « Pourquoi ajouter une autre loi, c’est insensé. Nous avons déjà un tas de procès pour divorce, plusieurs lois et un système qui présentent des déficiences. Et si on ajoute dans cette atmosphère de méfiance existant entre le citoyen et les instances officielles surtout la police, quiconque maltraite sa femme ou sa fille serait puni par la loi, cela aggraverait la situation. Le pouvoir ne parvient pas à régler le problème de la circulation, arrivera-t-il à régler des problèmes aussi sensibles au sein du couple ? », en ajoutant que de nos jours, le pouvoir traite ses citoyens au bâton. Comment peut-il donc interdire au citoyen d’en faire autant chez lui ?
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Quant à Siham Ibrahim, responsable d’un centre de refuge pour les filles de la rue, elle reconnaît que la violence au sein de la famille est un phénomène alarmant, qui a poussé beaucoup de filles à se retrouver dans la rue. Cependant, elle explique qu’à chaque fois qu’elle essaye de prouver aux instances officielles qu’il y a eu violence au sein de la famille, c’est le calvaire. « Dans des cas de viol par le père, c’est parfois la mère qui s’oppose, elle refuse de l’admettre pour préserver son foyer. Et au commissariat, il est préférable de présenter un certificat prouvant le déséquilibre psychologique de la fille ou même du père pour éviter un procès à scandale », dit-elle, tout en ajoutant qu’elle est obligée parfois de rendre l’enfant à sa famille bien qu’elle sache qu’il a été la victime d’un acte de violence qui aurait pu lui coûter la vie.
Un avis appuyé par Alaa Abdel-Wahab, avocat du statut personnel, qui admet que beaucoup de femmes ont commencé à se plaindre face à la violence et aux mauvais traitements de leur époux, mais le fait de dévoiler la violence sexuelle semble être bien plus difficile. Une sorte de tabou. « La femme qui subit un harcèlement ou un viol d’un étranger trouve beaucoup de difficultés à l’avouer même avec toute sa souffrance, alors comment peut-elle le dire si l’agresseur est son époux ? Ce n’est pas réalisable, même si dans des procès de divorce, on peut déduire que la femme souffre de ce genre de violence. Elle ne l’avoue pas dans la plupart des cas et cite d’autres problèmes. D’autres pensent que c’est une affaire familiale qui doit rester dans le secret. Question de pudeur et de conservatisme », dit-il.
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Doaa Khalifa
L'article complet sur : Al Ahram Hebdo
Voir également, sur la même page, un article sur un projet de viol visant à condamner le viol conjugal...
Pour info, contact :
Nadim Center for the Management and Rehabilitation of Victims of Violence
النديم للعلاج والتأهيل النفسي لضحايا العنف
3أ شارع سليمان الحلبي، من شارع رمسيس، القاهرة
3a Sulayman al-Halabi
2nd Floor
Wast al-Balad - Cairo
Tel/Fax : 00202-577 67 92
02:15 Publié dans Droits des femmes , Egypte , Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
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Quelques soit le type de violence, elle doit être gravement sanctionné et non accepté.
Il faut maintenir une grande fermeté dans ces actes criminels.
Ecrit par : Cendrine Dupont | 07.05.2008
--> Cendrine : Je ne peux que vous appuyer et vous soutenir totalement. Ces violences dont des actes graves et infâmes qu'il faut punir sévèrement... Malheureusement, il y a aussi les mentalités à faire évoluer parfois, et cela prend plus de temps...
Ecrit par : Karim | 07.05.2008










