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27.03.2008

Un journaliste condamné pour avoir évoqué l'état de santé du président Moubarak


b5f9ef87f572f509e2426f6f639f6008.jpgRédacteur en chef du magazine d'opposition Al-Doustour et journaliste réputé en Egypte, Ibrahim Issa a été condamné par un tribunal du Caire, mercredi 26 mars, à six mois de travaux forcés pour avoir fait état de rumeurs sur la mauvaise santé du président Hosni Moubarak.

Ibrahim Issa, 43 ans, a été reconnu coupable de "diffusion de fausse information" nuisible "à l'intérêt général et la stabilité du pays". il a été laissé libre après paiement d'une caution de 200 livres égyptiennes (15 euros) et devrait faire appel de la décision du tribunal.

HOSTILITÉ TOTALE DU RÉGIME À LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

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AP/AMR NABIL
"Parler de la santé du président ne devrait pas être un tabou", a estimé Ibrahim Issa, le 26 mars, après sa condamnation à six mois de travaux forcés.


Ce journaliste très connu, plusieurs fois condamné, avait repris cet été dans les colonnes d'Al-Doustour des rumeurs, infondées, sur la dégradation de la santé du président Moubarak, âgé de 79 ans. "Parler de la santé du président ne devrait pas être un tabou, j'ai seulement dit qu'il avait des problèmes sans gravité de circulation sanguine", a affirmé Ibrahim Issa après le verdict, estimant que ce jugement "traduit l'hostilité totale du régime à la liberté de la presse, et sa détermination à emprisonner les journalistes".

Reporters sans frontières, qui s'est intéressé au cas de ce journaliste, rappelle que le procès de M. Issa "a pris une tournure grotesque avec les auditions du directeur de la Banque centrale d'Egypte et du président de l'autorité de régulation boursière". "Le procureur, explique l'organisation, souhaitait prouver qu'Al-Doustour avait provoqué un retrait d'investissements étrangers à la Bourse du Caire à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros".

Source : Le Monde

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