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        <title>حرية Horreyya - religion</title>
        <description>Démocratie, Liberté d'expression, et Droits de l'Homme en Egypte</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 12 Sep 2008 05:46:46 +0300</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>Une perversion de la justice: 25 personnes emprisonnées en Égypte</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Horreyya)</author>
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                                <category>Egypte</category>
                                <category>Politique</category>
                                <category>Religion</category>
                                                <pubDate>Sat, 19 Apr 2008 11:15:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;br/&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://horreyya.rsfblog.org/media/01/00/5a29295e359de3d6e160d0dd6fd9d953.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://horreyya.rsfblog.org/media/01/00/5a29295e359de3d6e160d0dd6fd9d953.jpg&quot; id=&quot;media-175895&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;5a29295e359de3d6e160d0dd6fd9d953.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=-2&gt;Khairat al Shatir, numéro trois des Frères musulmans, condamné à sept ans d’emprisonnement. (© Amr Nabil/AP/PA Photo)&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, un tribunal militaire égyptien a condamné 25 membres du mouvement d’opposition des Frères musulmans à de la prison, ce qu’Amnesty International considère comme une «&lt;em&gt; perversion de la justice&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;em&gt; Il semble que ce procès ait eu un fondement politique dès le départ, lorsque le président Moubarak a déféré les accusés devant un tribunal militaire, faisant fi de la décision d’un tribunal civil qui avait ordonné que certains d’entre eux soient remis en liberté&lt;/em&gt;, a déclaré Amnesty International.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;À la lumière des condamnations prononcées ce jour, il ne fait quasiment plus aucun doute que les autorités égyptiennes sont déterminées à saper le principal groupe d'opposition du pays.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tribunal militaire de Haykstep, au nord du Caire, a condamné 25 accusés, dont sept qui ne sont pas incarcérés et ont été jugés par contumace, à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à dix ans. Quinze autres inculpés ont été acquittés et doivent être libérés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Khairat al Shatir, numéro trois des Frères musulmans, et Hassan Malek ont été condamnés à sept ans d’emprisonnement. Seize autres personnes ont été condamnées à passer entre trois et cinq ans derrière les barreaux. Parmi les accusés jugés par contumace, cinq ont été condamnés à dix ans d'emprisonnement et les deux autres à cinq ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ont été jugés pour des actes liés au terrorisme et pour blanchiment d’argent – des accusations qu’ils ont niées. Plus précisément, on leur reprochait d’avoir financé une organisation interdite et fourni des armes et un entraînement militaire à des étudiants. Ils peuvent faire appel de leur condamnation auprès de la Haute Cour militaire, mais cette instance n’examine que la forme, pas le fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reporté à deux reprises, ce jugement a été rendu alors même que quelque 200 partisans des Frères musulmans, dont des proches des accusés, auraient été arrêtés par les forces de sécurité au moment où ils tentaient d’entrer dans la caserne où se déroulait le procès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les observateurs des droits humains et les médias n’ont pas été autorisés à entrer dans le tribunal. Les avocats de la défense n’ont pas non plus été admis, à l’exception du responsable de l’équipe juridique défendant les accusés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des milliers de membres des forces de sécurité auraient été déployés tout le long de l’itinéraire menant au tribunal, à Haykstep, ainsi que le long des routes principales conduisant au centre du Caire, afin d’empêcher toute manifestation hostile au jugement rendu par le tribunal militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le procès très médiatisé de ces 40 hommes – tous des civils – s’est ouvert le 26 avril 2007, après que le président Moubarak eut ordonné, en février 2007, qu’ils soient jugés par un tribunal militaire. Un tribunal civil avait précédemment rejeté les charges pesant sur 17 d’entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les observateurs internationaux envoyés par Amnesty International et d’autres organisations n’ont pas pu assister au procès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Faire comparaître des civils devant une juridiction militaire, dont les juges sont des membres des forces armées en service actif, est intrinsèquement injuste et contraire aux normes internationales d’équité des procès, que les accusés disposent ou non d’un droit d’appel, a conclu Amnesty International. Tous les accusés déclarés coupables doivent être rejugés dans les meilleurs délais par une juridiction civile qui respecte les normes internationales d’équité, ou être remis en liberté.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source : &lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/perversion-justice-25-face-jail-egypt-20080415&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Amnesty International&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;
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                <title>25 dirigeants islamistes condamnés...</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Horreyya)</author>
                                                <category>Egypte</category>
                                <category>Police, armée</category>
                                <category>Politique</category>
                                <category>Religion</category>
                                                <pubDate>Wed, 16 Apr 2008 02:20:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Deux articles sur la condamnation, hier, de 25 dirigeants des Frères Musulmans par une cour militaire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Prison ferme pour 25 dirigeants islamistes devant une cour militaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://horreyya.rsfblog.org/media/02/00/c76b3e1379900c7f93cfbabade25806c.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://horreyya.rsfblog.org/media/02/00/c76b3e1379900c7f93cfbabade25806c.jpg&quot; id=&quot;media-174101&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;c76b3e1379900c7f93cfbabade25806c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=-2&gt;Des partisans des Frères musulmans lors d'échauffourées avec la police anti-émeute, le 15 avril 2008 au nord-est du Caire&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;LE CAIRE&lt;/em&gt; — La justice militaire égyptienne a condamné mardi 25 dirigeants des Frères musulmans, accusés de financement d'une organisation interdite, à des peines allant jusqu'à 10 ans de prison, acquittant 15 autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le numéro trois de la confrérie islamiste, Khaïrat al-Chater, important homme d'affaires et responsable financier du mouvement, a été condamné à sept ans de prison, tout comme un autre dirigeant, Hassan Malek, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinq membres des Frères se trouvant à l'étranger ont écopé de 10 ans de prison, tandis que 18 autres ont été condamnés --dont deux par contumace-- à des peines allant de trois à cinq ans, d'après la même source.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 15 autres membres de la confrérie jugés dans la même affaire ont été acquittés par le tribunal, situé dans la zone militaire d'Haikstep, au nord-est du Caire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les verdicts prononcés par la justice militaire sont sans appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accusés de &quot;blanchiment d'argent et financement d'une organisation interdite&quot;, les 40 hommes comparaissaient à huis clos depuis le 26 avril 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La confrérie des Frères musulmans, créée en 1928, a été officiellement interdite en 1954, mais elle est relativement tolérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle détient un cinquième des sièges au Parlement depuis sa percée historique lors des législatives de 2005. Ses députés avaient alors été élus sous l'étiquette &quot;indépendants&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le président égyptien Hosni Moubarak qui avait décidé de déférer les 40 hommes, détenus depuis décembre 2006, devant la justice militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreuses organisations internationales des droits de l'Homme avaient critiqué l'Egypte pour avoir déféré des civils devant des juridictions militaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Il s'agit d'un jugement injuste et extrêmement étrange. Ce sont des condamnations politiques (...), qui reflètent l'extrême violence du régime envers les Frères musulmans&quot;, a déclaré à l'AFP le numéro deux de la confrérie, Mohammed Habib.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Amnesty International, le verdict constitue &quot;une subversion de la justice en Egypte&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Le verdict d'aujourd'hui ne laisse aucun doute sur le fait que les autorités égyptiennes veulent à tout prix poursuivre leur campagne visant à saper, à tous les niveaux, le principal groupe d'opposition du pays&quot;, a dit à l'AFP Nicole Choueiry, porte-parole d'Amnesty International pour le Moyen-Orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les accusés avaient été arrêtés lors d'une rafle dans les rangs de la confrérie, après une démonstration d'arts martiaux d'aspect militaire menée par des étudiants islamistes dans l'enceinte de l'Université islamique d'Al-Azhar, au Caire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré une décision de la Cour d'assises ordonnant leur libération, M. Chater et d'autres cadres des Frères musulmans ont été maintenus en détention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La campagne à l'encontre de la confrérie a en particulier visé le financement du mouvement. Les avoirs de M. Chater ont été gelés, ainsi que ceux d'autres hommes d'affaires liés aux Frères musulmans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, 34 sympathisants de la confrérie et proches des accusés ont été arrêtés devant le tribunal militaire après s'être heurtés aux forces de sécurité, déployées en masse, a-t-on en outre appris de source de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois journalistes, dont un photographe de l'agence espagnole EFE, ont été interpellés puis relâchés, a précisé la source de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La carte mémoire de l'appareil photo du photographe a toutefois été confisquée par la police, a indiqué à l'AFP le directeur d'EFE au Caire, Javier Otazu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement égyptien accuse la confrérie de vouloir réactiver son aile militaire et de viser à terme à renverser le régime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La confrérie a été mise hors-jeu lors des municipales du 8 avril, scrutin qu'elle a boycotté après avoir vu l'écrasante majorité de ses candidats écartés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Etats-Unis se sont dits inquiets des informations faisant état d'arrestations, de harcèlement ou de censure de candidatures à l'occasion des municipales, réclamant plus de liberté en Egypte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source : &lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://afp.google.com/article/ALeqM5jsra-SOIWa23IlFF5dtUr6aSjZmA&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;AFP&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;«Ce verdict ouvre une période d'incertitude en Egypte»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décryptage par Diaa Rashwan, chercheur au centre Al-Ahram d’études politiques et stratégiques du Caire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comment analysez-vous ce jugement?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C’est un verdict très sévère qui ouvre une période d’incertitude pour l’Egypte. Les deux blocs principaux du pays s’affrontent: le régime, et les Frères, la première force d’opposition. Quant au troisième bloc, le peuple, on ne peut prévoir ses réactions. Il n’est pas organisé, mais la frustration monte, comme l’ont montré les événements récents à Mahalla [où deux personnes ont trouvé la mort dans les affrontements qui ont opposé les 6 et 7 avril forces anti-émeutes et ouvriers réclamant des hausses de salaire].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comment peut réagir la confrérie?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ils peuvent encaisser le coup comme d’habitude, ou entrer dans une phase de confrontation avec le régime. Comme tout mouvement politique, la confrérie est tiraillée entre modérés et radicaux. Il faut attendre de voir quelle faction va l’emporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que révèle ce verdict sur l’attitude du régime à l’égard des Frères musulmans?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C’est une étape supplémentaire dans sa stratégie développée depuis les législatives de 2005 [les Frères musulmans avaient remporté un cinquième des sièges du Parlement, sous l’étiquette d’indépendants]. Le régime ne cherche pas à les éradiquer, mais à les exclure du champ politique. Ce qu’ont confirmé les municipales du 8 avril: les Frères n’avaient été autorisés à présenter que 20 candidats sur 52.000 sièges à pourvoir.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Le recours aux tribunaux militaires a été critiqué, mais le processus est allé à son terme…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir a l’habitude de négliger les critiques internes, tout comme celle des ONG internationales. Et vis-à-vis des Etats étrangers, le régime sait qu’il a les mains libres. Il y a une forme d’hypocrisie de l’Europe et des Etats-Unis: le régime égyptien sait très bien qu’à leurs yeux, les intérêts stratégiques et militaires priment sur les Droits de l’homme ou la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Laurent Roche&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source : &lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/article/225594/Monde-Ce-verdict-ouvre-une-periode-d-incertitude-en-Egypte.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;20minutes&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;
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                <title>Gamal al-Banna prône une nouvelle vision de l’Islam</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Horreyya)</author>
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                                <category>Religion</category>
                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Tue, 15 Apr 2008 16:20:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;br/&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://horreyya.rsfblog.org/media/00/00/bd11d876442864faec67f81321c7c74e.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://horreyya.rsfblog.org/media/00/00/bd11d876442864faec67f81321c7c74e.jpg&quot; id=&quot;media-173882&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;bd11d876442864faec67f81321c7c74e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=-2&gt;Gamal al-Banna dans son bureau (Vivien Pertusot)&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A 88 ans, Gamal al-Banna, frère cadet du fondateur des Frères musulmans, met sur pied une nouvelle organisation : la Fondation pour la Renaissance Islamique. C'est le fruit de soixante années de réflexion sur l’Islam, pour mieux le faire renaître.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gamal al-Banna accueille ses hôtes dans son appartement, d’où il sort peu. Sur son bureau s’accumulent des piles de livres et de feuilles de papier. Les murs sont tapissés de livres, la lumière est tamisée. Dans cette antre du savoir, il présente ses positions avec une vivacité d’esprit étonnante.&lt;br /&gt;Depuis la publication en 1946 d’&lt;em&gt;Une Nouvelle démocratie&lt;/em&gt;, il n’a cessé d’écrire sur des sujets aussi variés que le droit des femmes ou la République de Weimar. Il a peu à peu affiné sa vision de la société idéale. Une société &quot;&lt;em&gt;où la religion doit quitter le domaine du politique&lt;/em&gt;&quot;, où l’interprétation du Coran est offerte à tous. &quot;&lt;em&gt;Le Coran est un guide en lui-même&lt;/em&gt;&quot;, dont l’harmonie musicale est aussi &quot;&lt;em&gt;puissante qu’une symphonie de Beethoven&lt;/em&gt;&quot;, explique-t-il.&lt;br /&gt;Al-Banna perçoit la société musulmane comme une société de justice. Il reflète ici une pensée islamique traditionnelle où la justice est plus importante que les libertés. C’est la clé &quot;&lt;em&gt;d’une société raisonnable et accomplie&lt;/em&gt;&quot; selon lui. Pour cela, aucun besoin de l’Islam dans la sphère publique ; il faut des ONG, des syndicats, des partis politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Selon lui, les jurisprudences islamiques établissent des &quot;lignes fixes&quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Coran offre une liberté d’interprétation suffisamment large pour trouver des réponses aux questions actuelles. Ainsi énonce-t-il douze principes dans le manifeste de la &lt;em&gt;Fondation pour la Renaissance Islamique&lt;/em&gt; qu’il dit être tirés directement du Coran. Il revendique que l’objectif de l’Islam est de préparer l’être humain à hériter de la Terre, que l’interprétation du Coran doit être adaptée à l’époque dans laquelle nous vivons.&lt;br /&gt;A l’opposé des revendications de son frère Hassan al-Banna, fondateur des Frères Musulmans - &quot;&lt;em&gt;qui échoueront&lt;/em&gt;&quot; clame-t-il, il prône un abandon de &quot;&lt;em&gt;la notion insoutenable que l’Islam doit être à la source et gouverner tous les aspects des actions et pensées humaines&lt;/em&gt;&quot;. Il se prononce en faveur de la liberté d’expression et de croyance et de l’égalité entre hommes et femmes, car ces dernières ont souffert de textes salafistes fondés &quot;&lt;em&gt;sur des paroles de Muhammad fabriquées ou dont l’origine n’est pas certaine&lt;/em&gt;&quot;.&lt;br /&gt;Mais, Gamal al-Banna est pragmatique. Il ne travaille pas pour la génération actuelle. Il donne cinquante ans à ses idées avant qu’elles ne puissent se répandre complètement. Il s'y est résolu : &quot;&lt;em&gt;C’est très dur de faire évoluer les choses en matière de tradition et de religion.&lt;/em&gt;&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vivien PERTUSOT&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source : &lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lepetitjournal.com/content/view/25829/1291/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le Petit Journal&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;
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                <title>Les Frères musulmans appellent au boycott des municipales</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Horreyya)</author>
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                                <category>Liberté d'expression</category>
                                <category>Politique</category>
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                                                <pubDate>Mon, 07 Apr 2008 17:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;br/&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://horreyya.rsfblog.org/media/00/00/4d2f7e8691f9826a229bbbceb10a6ad2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://horreyya.rsfblog.org/media/00/00/4d2f7e8691f9826a229bbbceb10a6ad2.jpg&quot; id=&quot;media-169447&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;4d2f7e8691f9826a229bbbceb10a6ad2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;font size=-2&gt;&lt;em&gt;REUTERS/AMR DALSH&lt;br /&gt;Seuls vingt et un candidats issus des rangs des Frères musulmans sont autorisés à concourir pour les élections municipales, le 8 avril.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;Première force d'opposition en Egypte, les Frères musulmans appellent les électeurs, lundi 7 avril, à ne pas se rendre aux urnes pour les municipales de mardi, afin de protester contre la mise à l'écart de la plupart de leurs candidats. &quot;&lt;em&gt;Nous demandons aux Egyptiens de boycotter le scrutin, en raison du mépris du gouvernement pour la justice&lt;/em&gt;&quot;, explique à l'Agence France-Presse l'un des responsables du mouvement, Mohammed Habib.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un encart publié lundi par le quotidien Al-Doustour, le mouvement islamiste accuse le gouvernement &quot;&lt;em&gt;de pratiquer tous les types d'obstruction&lt;/em&gt;&quot;, en bloquant les candidatures et en ignorant des décisions de justice en faveur de leur requalification. Selon les Frères musulmans, plus de 900 militants ont également été interpellés, en prévision du scrutin. Au total, seuls 21 des 498 candidats de leur mouvance, initialement retenus par une commission électorale, ont été déclarés éligibles pour ces élections municipales où sont remis en jeu 52 600 sièges. &quot;&lt;em&gt;Nous continuerons à lutter politiquement et légalement pour invalider les élections municipales si elles devaient se tenir&lt;/em&gt;&quot;, a fait savoir le &quot;guide suprême&quot; de la confrérie, Mohammed Mehdi Akef. Par crainte d'une avancée islamiste, les municipales avaient été repoussées de deux ans en 2006.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;ENJEU À MOYEN TERME&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conseils locaux ont peu de pouvoir mais ces élections sont cruciales pour les Frères musulmans s'ils veulent être en mesure de présenter un candidat à l'élection présidentielle. Officiellement interdit mais toléré par les autorités, leur mouvement est contraint de présenter ses candidats en tant qu'&quot;indépendants&quot;. C'est sous cette étiquette qu'ils avaient remporté un cinquième des sièges aux législatives de 2005. La même année, le président Hosni Moubarak avait fait adopter un amendement constitutionnel obligeant à obtenir le soutien de 250 élus, notamment locaux, pour se présenter en indépendant à la présidentielle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les associations de respect des droits de l'homme ont également critiqué les préparatifs des élections municipales. &quot;&lt;em&gt;Le président Moubarak semble croire que l'issue des élections ne peut pas être déléguée aux élections&lt;/em&gt;&quot;, explique Joe Storke, le directeur d'Human Rights Watch pour le Moyen-Orient. De la même manière, la Maison Blanche a critiqué &quot;&lt;em&gt;la campagne d'arrestations&lt;/em&gt;&quot; qui précède le scrutin. &quot;&lt;em&gt;Les Egyptiens devraient pouvoir choisir librement parmi les candidats en lice&lt;/em&gt;&quot;, défend la porte-parole américaine, Dana Perino. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source : &lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/04/07/egypte-les-freres-musulmans-appellent-au-boycott-des-municipales_1031996_3212.html#ens_id=1032001&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;
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                <title>La première femme maazoun d'Egypte divise les consciences</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Horreyya)</author>
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                                <category>Egypte</category>
                                <category>Religion</category>
                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Sun, 09 Mar 2008 00:55:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;br/&gt;&lt;strong&gt;A l’occasion de la journée de la femme samedi 8 mars, retour sur la nomination d’Amal Soliman comme &quot;maazoun&quot;. Elle est la première musulmane à pouvoir exercer cette profession, qui consiste à sceller les mariages religieux.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mois dernier, cette mère de famille de 32 ans et diplômée en Droit accédait à cette fonction, exercée jusqu’à présent exclusivement par des hommes. La polémique n’a pas tardé.  L’université d’Al-Azhar, par la voix de son vice-président, le Cheikh Fawzi al-Zafzaf, conteste vivement cette décision en déclarant qu’ &quot;&lt;em&gt;il n'existe pas de textes religieux interdisant à une musulmane d'être maazoun&lt;/em&gt;&quot; mais que &quot;&lt;em&gt;quand la femme est en période de menstruation, elle n'a pas le droit d'entrer dans les mosquées, ni de lire le Coran.&lt;/em&gt;&quot; Raison suffisante pour le refus de l’institution sunnite. Une possible interdiction pour la femme de poser sa main sur celle d’un homme – geste que le maazoun fait pour sceller l’union – est également évoquée pour justifier cette position.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’inverse, d’autres considèrent évidemment que cela constitue une réelle avancée pour les droits de la femme et l’égalité des genres en Egypte. &quot;&lt;em&gt;L’Islam prône cette égalité, et c’est une valeur qu’il nous faut appliquer &lt;/em&gt;&quot;, déclare Mohamed, étudiant en Droit. &quot;&lt;em&gt;L’école juridique musulmane qui interdit à la femme de poser sa main sur celle d’un homme n’est pas réellement suivie en Egypte, il n’y a donc pas de problème pour qu’une femme soit maazoun&lt;/em&gt;&quot;, ajoute-t-il avec conviction.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Nomination encouragée par le ministre de la Justice&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans une société égyptienne dans laquelle le cloisonnement entre sexes reste fort, cette nomination se place dans la continuité d’un mouvement, commencé il y a quelques années, encourageant la nomination de femmes à des postes tels que celui de juge, occupé jusqu’à alors par des hommes. Le ministre de la Justice, Mamduh Meri, ainsi que Ali al-Samman, un responsable laïc du dialogue interreligieux au sein d'institutions islamiques, ont donc appuyé cette décision. Pour Hadir, étudiante en Droit, &quot;&lt;em&gt;la religion doit évoluer avec la société. Sinon, un décalage va se créer petit à petit et les gens seront alors tiraillés entre leur foi et les pratiques sociales courantes qui les entourent.&lt;/em&gt;&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs personnes considèrent également qu’être maazoun n’est qu’une profession comme une autre, et qu’il n’est nullement obligatoire de recourir à ses services pour conclure un mariage religieux. Par conséquent, il n’y aurait aucune raison pour qu’une femme ne puisse pas exercer ce métier, surtout si elle possède toutes les compétences requises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, certains considèrent cette féminisation comme un gage de sécurité et de qualité pour les actes effectués. En effet, le maazoun s’occupe de sceller les mariages, mais il est aussi chargé de superviser les divorces. &quot;&lt;em&gt;S’il y a un conflit entre l’homme et la femme, cela permettra peut-être de préserver d’avantage les intérêts de l’épouse et de rendre une décision plus juste&lt;/em&gt;&quot;, espère Hadir, qui pense que les femmes sont parfois défavorisées dans de telles circonstances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est clair que l'égalité entre les sexes est encore loin de devenir une réalité, que ce soit dans le domaine social ou religieux. D'ailleurs, Ali al-Samman rajoute prudemment qu’ &quot;&lt;em&gt;une femme imam (la personne chargée de conduire la prière dans une mosquée NDLR) c'est une chose tout autre qu'[il] laisse aux spécialistes le soin de débattre.&lt;/em&gt;&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Benjamin Wiacek&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source : &lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://magalif.info/articles/2008/03/09/la-premire-femme-maa/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Alif&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;
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